Oui, le Maroc au Mondial 2026 a les armes pour viser au moins les quarts, mais refaire la demi-finale de 2022 relève vraiment de l’exploit. À quelques jours du coup d’envoi, les Lions de l’Atlas arrivent avec un effectif à pleine maturité, un Achraf Hakimi auréolé de son Ballon d’Or Africain 2025, mais aussi un sélectionneur arrivé en mars 2026 et un groupe C piégeux avec le Brésil. Voici une analyse de leurs chances réelles.
Sommaire
Ce qui sépare le Maroc de 2026 de celui de 2022
En 2022, au Qatar, le Maroc a écrit l’histoire. Premier pays africain demi-finaliste d’une Coupe du Monde, après avoir éliminé l’Espagne aux tirs au but et sorti le Portugal de Cristiano Ronaldo. La fête s’est arrêtée en demie face à la France (0-2), mais le monde entier retenait le nom des Lions de l’Atlas.
Quatre ans plus tard, le contexte a changé. L’équipe n’est plus l’outsider que personne n’attendait. Tout le monde la connaît, l’analyse, la redoute. C’est le piège du favori.
Autre différence de taille : le banc de touche. Walid Regragui, l’homme du conte de fées qatari, a laissé la place à Mohamed Ouahbi en mars 2026. Et ça, ça change beaucoup de choses, on y revient plus bas.
Suivre le parcours du Maroc au Mondial 2026 en direct
Pour ne rien rater des matchs des Lions de l’Atlas, du choc face au Brésil le 14 juin jusqu’aux phases finales, le plus simple reste de suivre les rencontres en direct sur mobile. Scores en temps réel, statistiques et notifications.
Si vous voulez aussi tenter un pari sur le parcours marocain, voici la marche à suivre pour télécharger l’APK pas à pas. Une fois installée, vous suivez les cotes en live pendant chaque match.
Petit conseil : préparez votre application avant le 14 juin. Les jours de gros match, l’affluence est forte et personne n’a envie de rater le coup d’envoi à cause d’une installation de dernière minute.
Le nouveau format à 48 équipes change-t-il la donne ?
Le Mondial 2026 passe de 32 à 48 équipes. Plus de places, plus de matchs et surtout un système de qualification revu. Pour une nation comme le Maroc, ce détail compte.
Comment fonctionne la qualification des huit meilleurs troisièmes ?
Avec 48 équipes réparties en 12 groupes de 4, les deux premiers de chaque groupe passent directement. Soit 24 qualifiés. Restent 8 places, attribuées aux huit troisièmes les mieux classés au classement général parmi les douze.
Concrètement, une équipe peut finir 3e de son groupe et continuer l’aventure en 32es de finale. Ce filet de sécurité change tout : même un faux pas en poule ne ferme plus forcément la porte. Fini le couperet brutal du « 2e ou rien » des éditions précédentes.
Pourquoi ce format pourrait faciliter le parcours marocain ?
Le Maroc tombe dans le groupe C avec le Brésil, l’Écosse et Haïti. Sur le papier, la 2e place est jouable et même en cas de troisième position, une qualification reste possible via les meilleurs troisièmes. De quoi se demander concrètement si le Maroc au Mondial 2026 peut refaire son exploit de 2022 avec un tel coussin de sécurité.
Le hic : ce nouveau format ajoute un tour. Pour atteindre les quarts, il faut désormais gagner deux matchs à élimination directe au lieu d’un seul. Plus de matchs couperets, donc plus de risques de tomber sur un mauvais soir.
L’effectif marocain : continuité ou renouvellement ?
La force du Maroc en 2026, c’est un noyau dur qui a vécu le Qatar ensemble, renforcé par de jeunes talents. Un mélange rare d’expérience et de fraîcheur.
Les cadres de 2022 toujours présents
Achraf Hakimi porte le brassard. Et quel capitaine : Ballon d’Or 2025, vainqueur de la Ligue des Champions 2026 avec le PSG. À 27 ans, le latéral droit est au pic de sa carrière et ça tombe au meilleur moment pour porter une sélection vers le haut.
Autour de lui, les fidèles répondent présent : Yassine Bounou dans les buts, Nayef Aguerd en défense, Noussair Mazraoui sur le côté, Sofyan Amrabat au milieu. Tous ont quatre ans de plus, mais surtout quatre ans d’expérience supplémentaire au plus haut niveau.
Les nouvelles forces de la sélection
Brahim Diaz a définitivement choisi le Maroc et apporte sa créativité. Azzedine Ounahi reste un moteur au milieu et Youssef En-Nesyri ou Ayoub El Kaabi assurent le danger devant.
Et puis il y a la génération dorée des U20. Ces jeunes ont été champions du monde U20 en 2025, sous les ordres de… Mohamed Ouahbi, justement. Certains frappent déjà à la porte de la sélection A. Du sang neuf qui n’a peur de rien.
Les incertitudes : blessures et état de forme
Aucune équipe n’arrive intacte à un Mondial. La question de la fraîcheur physique se pose, surtout pour les joueurs qui ont enchaîné une saison européenne longue jusqu’en juin.
L’autre inconnue, c’est l’état de forme au bon moment. En 2022, le Maroc avait monté en puissance match après match. Reste à savoir si l’étincelle collective reviendra aussi vite cette fois.
Quelles chances statistiques pour les Lions de l’Atlas ?
Soyons clairs sur les objectifs. Passer la phase de groupes : très probable. Atteindre les quarts : réaliste. Refaire une demi-finale : difficile mais pas absurde.
| Objectif | Probabilité estimée |
| Sortir des groupes | Élevée |
| Atteindre les huitièmes | Bonne |
| Atteindre les quarts | Réaliste |
| Atteindre la demi-finale | Faible mais possible |
| Aller en finale | Très improbable |
Les bookmakers placent le Maroc parmi les outsiders sérieux, loin derrière les favoris classiques. C’est précisément là que se cache la value : un parcours en quarts offre une cote longue et donc un pari intéressant pour qui croit aux Lions.
Le rôle de la concurrence : Brésil, France et les autres favoris
Dès l’ouverture du groupe C, le Maroc affronte le Brésil le 14 juin. Carlo Ancelotti, sélectionneur de la Seleção, a lui-même désigné le Maroc comme l’adversaire le plus dangereux de son groupe. Un aveu qui en dit long sur le respect gagné depuis 2022.
La première place se jouera probablement sur ce choc d’entrée. Finir devant le Brésil placerait le Maroc dans un tableau plus clément pour la suite.
Et au-delà du groupe, les obstacles ne manquent pas. La France, bourreau de 2022, l’Argentine championne en titre, l’Espagne, l’Angleterre. Pour aller loin, il faudra battre au moins un de ces géants.
Le Maroc l’a déjà fait au Qatar, contre l’Espagne et le Portugal. Rien n’interdit de recommencer.
Un nouvel exploit est-il vraiment possible ?
Franchement ? Oui, mais pas dans les mêmes conditions qu’en 2022. Le Maroc au Mondial 2026 part avec un effectif plus mûr, mené par un Hakimi au sommet et un format à 48 équipes. Ce format change la donne : finir 3e de poule peut suffire pour passer, ce qui retire une grosse pression dès le premier tour.
Le vrai point d’interrogation, c’est Mohamed Ouahbi. Arrivé en mars 2026, il a eu peu de temps pour imprimer sa patte. Son passé avec les U20 champions du monde rassure, mais une Coupe du Monde A reste une autre dimension.
L’objectif réaliste tient en un mot : les quarts. Y arriver serait déjà une belle réussite. Une demi-finale serait magnifique.
Alors, le Maroc au Mondial 2026 peut-il refaire son exploit de 2022 ? Refaire exactement le scénario du Qatar, avec le contexte du favori attendu et un Brésil dès l’ouverture, voilà ce qui mérite le mot exploit. Mais ces Lions-là ont déjà prouvé qu’ils ne respectaient aucune logique. Et ça, ça donne envie d’y croire.
